Les Entrepreneurs pour la relance

Header Melcion, Chassagne & Cie lance une initiative avec son partenaire Audacia pour promouvoir un fonds obligataire destiné à la relance des PME.

Des capitaux permanents pour les PME comme pour les banques

Il faut augmenter les capitaux permanents des PME pour leur permettre de passer la crise et pour faciliter la relance économique.

Bien que recapitalisées, les banques ne prêteront qu'aux PME les plus solides qui auront les moyens de se développer et d'investir pour préparer l'avenir.    

De nombreux acteurs ont depuis longtemps souhaité voir renaitre une ressource longue, non-dilutive, peu coûteuse, disparue depuis la fin des années 70 : le financement obligataire pour les PME.              

Des emprunts obligataires pour les PME, financés par l'Etat

Il s'agit d'un emprunt, sans garanties, subordonné à la dette bancaire, et remboursable à l'échéance au bout de 7 ans.   

Pour obtenir ce soutien des PME de la part de l'Etat, il faut une vraie mobilisation des entrepreneurs demandeurs d'une telle solution.

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site dédié à cette initiative.

Nous vous proposons aujourd'hui d'apporter votre soutien à la mise en place de ce projet, en cliquant sur le lien suivant :  soutenir l'initiative des Entrepreneurs.

Vous pourrez nous communiquer en quelques instants le montant que vous utiliseriez sous cette forme si cette ressource venait à être disponible.

Le peer-to-peer lending au service d’un capitalisme 2.0 durable

Interview de notre associé à San Francisco, Marc Dangeard, fondateur de l'initiative Entrepreneur Commons par David Bourgeois, COO d’Altik, pour le site Social Technologies.

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Télécharger l'interview au format pdf

 

 

La vision de Morgan Stanley de l'avenir financier des NTIC

Pourquoi les VC ne satisfont pas les besoins des Entrepreneurs

L'analyse du site TheFunded 

Entrepreneur commons, l'article des Echos

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Le quotidien Les Echos vient de publier un article Les Etats-Unis découvrent  les alternatives au capital-risque mettant en avant l'initiative Entrepreneur commons animée par notre associé basé à San Francisco, Marc Dangeard. Un extrait figure ci-dessous.

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Casino, crise. Peur, panique.

 MarcguillaumeExtraits de l'intervention de M. Marc Guillaume à notre séminaire sur le thème

"La crise financière et ses implications pour les entrepreneurs".

Téléchargement la_crise_par_Marc_Guillaume.pdf

La crise financière n'est pas le premier maillon de la chaîne qui a conduit à la situation actuelle. Elle a été précédée par une phase économique qui était à la fois classique et masquée.

Ce premier temps c'est la stagnation des revenus des ménages modestes aux Etats-Unis. […]
Ce qui a permis de faire l'économie de cette phase de ralentissement, ce sont les merveilleux instruments de la finance mondialisée.
Croissance artificielle de la demande. […]
Entreprises dopées. Le LBO c'est un peu l'EPO des sportifs de compétition. […]

La deuxième phase, c'est l'entrée en scène du « génie financier », entrée en scène spectaculaire. […]
Avec l'entrée, subreptice, d'un autre grand acteur, l'assureur. […]
Sans rentrer dans les détails techniques cela s'appelle la titrisation. […]
Alors le jeu à somme positive, sauf catastrophe, est devenu un jeu catastrophique où tous les joueurs du casino financier mondial, y compris les joueurs qui se croyaient gagnants ou même qui n'avaient pas joué, se sont retrouvés contaminés. On est ainsi passé d'une crise financière programmée à une crise bancaire inattendue. […]

Mais aujourd'hui c'est une troisième phase qui s'ouvre. La peur devient panique. […]
Car les entreprises anticipent la récession et réduisent toutes leurs dépenses et particulièrement les dépenses d'investissement. Elles savent ainsi qu'elles vont aggraver encore la récession, mais que peuvent-elles faire d'autres pour éviter le risque de faillite ? L'espoir du soft landing n'est plus qu'un souvenir.
Cupidité, peur, panique : les jeux sont faits, rien ne va plus !

 

Petit déjeuner débat : "La crise financière et les entrepreneurs"

Melcion, Chassagne & Cie et le cabinet d'avocats Wilinski, Scotto & associés ont organisé un petit déjeuner débat sur le thème de la crise financière et ses implications pour les entrepreneurs.

Les intervenants ont été Marc Guillaume, économiste français, membre du Cercle des Economistes, et Pierre Bilger, ancien PDG de Alstom.

Ils ont présenté leur vision de la crise financière actuelle et introduit les débats sur les risques et opportunités liés à la crise pour les entrepreneurs.

Le cabinet d'avocats Wilinski Scotto & Associés se définit lui même comme un cabinet d'entrepreneurs au service des entrepreneurs, et partage ainsi de nombreuses valeurs communes avec Melcion, Chassagne & Cie.

Si vous regrettez de ne pas avoir pu participer à cet évènement, n'hésitez pas à nous contacter, nous organiserons rapidement d'autres rencontres d'entrepreneurs pour continuer à partager des idées sur cette question brûlante.

Séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008

Le séminaire de rentrée Melcion, Chassagne & Cie a eu lieu cette année le 21 août 2008.
Cette date nous a permis d'accueillir nos clients et partenaires pendant une journée complète, alors que la frénésie de la rentrée ne se faisait pas encore sentir, dans le cadre agréable  du Press Club de France rue Jean Goujon.

Cette note a pour vocation de fournir à ceux qui sont venus un rappel et les supports de présentation des intervenants, et de faire regretter à ceux qui n'ont pas pu venir d'avoir manqué une occasion, afin qu'ils planifient leurs prochaines vacances estivales en conséquence.

Les interventions ont été les suivantes :

L'impact de la crise des subprimes sur le financement des entreprises

La seconde intervention de l'après midi de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Laurent Denizou, banquier, sur le thème :
"L'impact de la crise des subprimes sur le financement des entreprises".

Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.

Téléchargement melcion_2008_laurent_denizou.pdf

La ressource ISF pour les entreprises

La seconde intervention de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Renaud Baboin, de la société Audacia, spécialisée dans les solutions de financement non dilutives, sur le thème :
"La ressource ISF pour les entreprises".

Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.

Téléchargement melcion_2008_renaud_baboin.pdf

Relations entrepreneurs-investisseurs : mieux vaut prévenir que guérir

La première intervention de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Henri Pieyre de Mandiargues, associé du cabinet Wilinski, Scotto & associés, spécialisé dans les packages pour dirigeants lors de MBO, sur le thème :
"Relations entrepreneurs-investisseurs : mieux vaut prévenir que guérir".

Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.

   

Téléchargement melcion_2008_henri_pieyre_de_mandiargues.pdf

Adrien Frasse-Sombet, violoncelliste

En introduction de l’après-midi de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008, Adrien Frasse-Sombet, violoncelliste virtuose et concertiste, interprète une série de pièces de son choix parmi lesquelles des suites de Bach, « le Cygne » de Saint-Saëns et la « suite pour violoncelle seul » de Georges-Robert Vallée.

Vous trouverez ci-dessous une de ses brillantes interprétations.

Adrien Frasse-Sombet nous a été présenté par son agent, Michel Faussurier, et ils ont été tous deux interviewés par notre ami Jean Mandelbaum.

Notre futur Asiatique. Un nouvel ordre mondial économique ?

Enfin la dernière intervention du séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Anneliese Graschy, spécialiste de l'Asie, sur le thème :
"Notre futur Asiatique. Un nouvel ordre mondial économique ?".

Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi que ses supports de présentation aux formats Word et Powerpoint.

Téléchargement melcion_2008_anneliese_graschy.pdf

Téléchargement melcion_2008_anneliese_graschy_powerpoint.pdf

Qu'est-il advenu du financement obligataire pour les entreprises moyennes ?

Mercredi 27 août dernier, à l'université d'été du Medef, dans le cadre d'une conférence sur le private equity, les hedge funds et les fonds souverains, j'ai eu l'occasion de poser la question suivante :

"Pourquoi, lorsqu'on parle de ressources financières longues pour l'entreprise, évoque-t-on uniquement le capital ?"

En effet, le marché obligataire (l'obligation est un emprunt généralement à moyen terme, assorti d'un taux d'intérêt, dont le principal est remboursable à l'échéance) s'est fermé aux entreprises moyennes dans les années 1980.

Pourtant, il s'agit d'une ressource non-dilutive pour l'actionnaire, et moins chère que l'equity !

De nombreux facteurs ont probablement concourus à cette disparition : création du cartel bancaire, faillites des groupements obligataires, import du private equity sur nos rivages, incompréhension des mécanismes du capitalisme par les entrepreneurs... ce serait trop long de les détailler ici.

En fait, ce qui m'intéresse c'est d'aider à réintermédier le financement d'entreprise et le marché obligataire. Il est temps de se mobiliser sur ce thème, à l'heure où les banques se retrouvent contraintes d'alléger leur participation aux projets des entrepreneurs.

Nous en reparlerons donc certainement ici, et dans d'autres lieux. Après tout, les chaudes félicitations des entrepreneurs présents dans la salle - dont certains avaient bénéficié de financements de ce type - sont un rappel de plus que la cause doit être juste...

Patrick

PS : n'hésitez pas à contribuer / me contacter : toutes les pistes sont les bienvenues !

Melcion, Chassagne & Cie veut créer un environnement « entrepreneur friendly »

Neteco0808 M. Jérôme Bouteiller, journaliste au sein de neteco.com, nous a fait le plaisir de relayer notre séminaire de rentrée au sein de son média on line.
Son article est accessible ici.

Les gazelles et le banquier

JP Betbeze et Ch. Saint Étienne ont lancé il y a quelques années en France, le concept des "Gazelles" importé des Etats-Unis. Au départ, il s'agissait d'une analyse sur le retard français en matière de création d'entreprises. Leur conclusion mettait en avant le manque de gazelles. Il s'agit de ces entreprises à forte croissance de ventes et d'emplois. Alors que la France ne manque pas de création d'entreprises, elle voit une absence cruelle d'entreprise dépassant la barre des 30 salariés. Quant au cap des 70 salariés, il semble être comparable à celui de Bonne Espérance pour les Portugais (très, très difficile à franchir).

Les hypothèses de ce travail mettaient en avant la sous-rentabilité de ces gazelles par rapport à leur homologue européenne (61% de la rentabilité de leurs voisins allemands et britanniques), et l'environnement juridique, social et fiscal peu favorable. S'ils l'évoquent, ils n'ont pas développé un facteur essentiel : le rôle des banques.

Il nous semble qu'il est d'une influence primordiale. En effet, les banques françaises, dans un bel ensemble, ont tués une grande partie des gazelles se présentant à elle. Elles n'en sont, bien entendu, pas conscientes, mais le système est en cause.

Les banques françaises ont éliminé toute concurrence par concentrations successives (le nombre de sociétés financières a été divisé par deux durant les années 1990). Le tout, sur un marché mis à l'abri par une barrière à l'entrée datant de Vichy. Le résultat principal de ces actions est une incroyable homogénéité des acteurs.

Les 6 grands groupes bancaires recrutent le même type de profil, ont la même organisation et les mêmes circuits de décision.

Quel rapport avec les entrepreneurs et les gazelles ?

Plaçons-nous dans la situation d'un dirigeant de centre d'affaires d'une banque classique. Il voit arriver une de ces gazelles. Contrairement à ses attentes, elle n'a pas de capitaux risqueurs, elle ne fait pas de haute technologie, ...  Il ne sait pas vraiment qu'il a en face de lui une gazelle.

Par contre, il en est fier. Son client a une jolie croissance, passant de mettons 5 à 15 M€ de CA. Certes, c'est un client un peu exigeant mais au moins il a une occasion de mettre en pratique ce qu'il a pu apprendre sur les bancs de l'école : financement export, couverture de change, crédit d'investissement, ...

Le souci vient du fait que cette croissance ne va pas s'arrêter là ! La gazelle continue ! Elle va passer de 15 à 50 M€. Et l'inquiétude du responsable du compte va suivre cette progression. Ses collègues vont lui expliquer les risques qu'il prend à financer une structure d'apparence aussi instable.

Pourquoi cette instabilité apparente ?

Parce que la volatilité de l'activité propre à toute entreprise semble grossir à mesure que la croissance de l'entreprise se matérialise. La course de l'entreprise, bien que comparable en terme de volatilité, va apparaître plus perturbée du fait des montants en jeu : là où le compte en banque variait de -25 à +50k€, elle va varier de -250 à 500k€ puis de -2.5 à 5 M€. En relatif c'est mieux mais en absolu, ça fait peur. Surtout que l'entrepreneur va essayer d'améliorer ces chiffres (en suivant de plus près ses comptes clients par exemple) et va de ce fait élargir la fourchette.

Les lecteurs de W. Edward Deming connaissent bien ce problème.

Pour notre banquier, Il va falloir trouver un moyen d'éliminer ce risque de carrière. La belle histoire du client qui nous met en avant devient le cauchemar de la casserole qui va nous suivre le reste de notre carrière. Il faut agir !

Là, commence la pression pour plus de fonds propres. Inutile mais le banquier est rassuré. Comme la mère qui trouverait son fils athlète trop maigre, la banque cherche à faire prendre du gras à l'entreprise (les fonds propres). Hélas la croissance est telle que les renforcements sont vite couverts par les nouveaux besoins : le gras est vite transformé en muscle par la gazelle toujours bondissante et aux aguets. Avec éventuellement quelques mauvaises habitudes en prime, comme l'envie d'une partie de l'esprit de la gazelle de revenir vers tout ce qui ressemble à un humain ("ils nourrissent si bien").

Face à l'échec de cette solution, il faut refiler le mistigri à quelqu'un d'autre dans la banque.

Hélas, il n'y a pas d'agence "Gazelles" à qui repasser le bébé. Le centre d'affaires qui gère les grands comptes ne prends pas les entreprises de moins de 500 M€ de CA. Reste une solution simple : les "affaires spéciales" !

Ce que les banques appellent les "affaires spéciales" sont les équipes chargées de gérer les dossiers d'entreprises en difficultés. Il s'agit d'équipes qui ne peuvent que « gagner ». Les dossiers sont provisionnés. La banque considèrent les sommes prêtées comme perdues. Chaque euro récupéré est un profit à leur crédit. De là à imaginer qu'ils vont être compétent pour aider les gazelles à survivre voire à progresser ...

Certes, il faut que l'entreprise montre des signes de difficulté pour qu'elle aille chez ces collègues si destructeurs mais quand on veut se débarrasser du chien ... Et pour notre banquier la solution est parfaite : il est jugé très avisé d'avoir envoyé aux "affaires spéciales" une entreprise deux ans avant sa mort. Voilà ce que les anglo-saxons appellent une prophétie auto-réalisatrice non ?

On voit donc la mécanique infernale. Un banquier spécialisé en gazelle saurait vite que les clients qu'il gère sont simplement différents et non pas plus risqués. Il saurait monter les financements et les services particuliers pour ces structures.

Quelles solutions ?

La première solution est dans la constitution d'agences bancaires spécialisées au sein de chacun des 6 groupes de l'oligopole.

Les observateurs doutent de la capacité de ces monstres à laisser subsister de telles structures : la politique est telle que seule une agence sous la responsabilité directe du dirigeant de la banque peut survivre.

La seconde solution est d'espérer l'arrivée d'une concurrence étrangère. Hélas, les pays qui n'ont pas agit comme la France ont des banques qui ont suffisamment à faire chez eux. Les autres ont des grands groupes bancaires qui n'ont pas l'envie ou le besoin perçu de faire preuve d'innovation marketing. Ces derniers débarquent en France pour faire pareil mais "en mieux" !

Reste une dernière solution : rouvrir les barrières à l'entrée ! Supprimer la réglementation vichyste qui empêche le libre établissement d'une banque ! Permettre à des familles qui connaissent bien l'entreprise et la croissance de devenir les préteurs et les prestataires des "gazelles" !

Difficile à admettre pour les autorités qui s'obstinent à penser que la concentration facilite le contrôle en dépit du Crédit Lyonnais ou de Kerviel. Mais elles vont finir par revenir à la rationalité à moins que l'Europe ne les y oblige.