Melcion, Chassagne & Cie lance une initiative avec son partenaire Audacia pour promouvoir un fonds obligataire destiné à la relance des PME.
Des capitaux permanents pour les PME comme pour les banques
Il
faut augmenter les capitaux permanents des PME pour leur permettre de
passer la crise et pour faciliter la relance économique.
Bien
que recapitalisées, les banques ne prêteront qu'aux PME les plus
solides qui auront les moyens de se développer et d'investir pour
préparer l'avenir.
De nombreux acteurs ont depuis
longtemps souhaité voir renaitre une ressource longue, non-dilutive,
peu coûteuse, disparue depuis la fin des années 70 : le financement
obligataire pour les PME.
Des emprunts obligataires pour les PME, financés par l'Etat
Il s'agit d'un emprunt, sans garanties, subordonné à la dette bancaire, et remboursable à l'échéance au bout de 7 ans.
Pour
obtenir ce soutien des PME de la part de l'Etat, il faut une vraie
mobilisation des entrepreneurs demandeurs d'une telle solution.
Nous vous proposons aujourd'hui d'apporter votre soutien à la mise en place de ce projet, en cliquant sur le lien suivant : soutenir l'initiative des Entrepreneurs.
Vous
pourrez nous communiquer en quelques instants le montant que vous
utiliseriez sous cette forme si cette ressource venait à être
disponible.
Le quotidien Les Echos vient de publier un article Les Etats-Unis découvrent les alternatives au capital-risquemettant en avant l'initiative Entrepreneur commons animée par notre associé basé à San Francisco, Marc Dangeard. Un extrait figure ci-dessous.
La crise financière n'est pas le premier maillon de la chaîne qui a conduit à la situation actuelle. Elle a été précédée par une phase économique qui était à la fois classique et masquée.
Ce premier temps c'est la stagnation des revenus des ménages modestes aux Etats-Unis. […] Ce qui a permis de faire l'économie de cette phase de ralentissement, ce sont les merveilleux instruments de la finance mondialisée. Croissance artificielle de la demande. […] Entreprises dopées. Le LBO c'est un peu l'EPO des sportifs de compétition. […]
La deuxième phase, c'est l'entrée en scène du « génie financier », entrée en scène spectaculaire. […] Avec l'entrée, subreptice, d'un autre grand acteur, l'assureur. […] Sans rentrer dans les détails techniques cela s'appelle la titrisation. […] Alors le jeu à somme positive, sauf catastrophe, est devenu un jeu catastrophique où tous les joueurs du casino financier mondial, y compris les joueurs qui se croyaient gagnants ou même qui n'avaient pas joué, se sont retrouvés contaminés. On est ainsi passé d'une crise financière programmée à une crise bancaire inattendue. […]
Mais aujourd'hui c'est une troisième phase qui s'ouvre. La peur devient panique. […] Car les entreprises anticipent la récession et réduisent toutes leurs dépenses et particulièrement les dépenses d'investissement. Elles savent ainsi qu'elles vont aggraver encore la récession, mais que peuvent-elles faire d'autres pour éviter le risque de faillite ? L'espoir du soft landing n'est plus qu'un souvenir. Cupidité, peur, panique : les jeux sont faits, rien ne va plus !
Melcion, Chassagne & Cie et le cabinet d'avocats Wilinski, Scotto & associés ont organisé un petit déjeuner débat sur le thème de la crise financière et ses implications pour les entrepreneurs.
Les intervenants ont été Marc Guillaume, économiste français, membre du Cercle des Economistes, et Pierre Bilger, ancien PDG de Alstom.
Ils ont présenté leur vision de la crise financière actuelle et introduit les débats sur les risques et opportunités liés à la crise pour les entrepreneurs.
Le cabinet d'avocats Wilinski Scotto & Associés se définit lui même comme un cabinet d'entrepreneurs au service des entrepreneurs, et partage ainsi de nombreuses valeurs communes avec Melcion, Chassagne & Cie.
Si vous regrettez de ne pas avoir pu participer à cet évènement, n'hésitez pas à nous contacter, nous organiserons rapidement d'autres rencontres d'entrepreneurs pour continuer à partager des idées sur cette question brûlante.
Le séminaire de rentrée Melcion, Chassagne & Cie a eu lieu cette année le 21 août 2008. Cette date nous a permis d'accueillir nos clients et partenaires pendant une journée complète, alors que la frénésie de la rentrée ne se faisait pas encore sentir, dans le cadre agréable du Press Club de France rue Jean Goujon.
Cette note a pour vocation de fournir à ceux qui sont venus un rappel et les supports de présentation des intervenants, et de faire regretter à ceux qui n'ont pas pu venir d'avoir manqué une occasion, afin qu'ils planifient leurs prochaines vacances estivales en conséquence.
La seconde intervention de l'après midi de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Laurent Denizou, banquier, sur le thème : "L'impact de la crise des subprimes sur le financement des entreprises".
Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.
La seconde intervention de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Renaud Baboin, de la société Audacia, spécialisée dans les solutions de financement non dilutives, sur le thème : "La ressource ISF pour les entreprises".
Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.
La première intervention de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Henri Pieyre de Mandiargues, associé du cabinet Wilinski, Scotto & associés, spécialisé dans les packages pour dirigeants lors de MBO, sur le thème : "Relations entrepreneurs-investisseurs : mieux vaut prévenir que guérir".
Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi qu'un support de présentation.
En introduction de
l’après-midi de notre séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008, Adrien Frasse-Sombet, violoncelliste virtuose et
concertiste, interprète une série de pièces de son choix parmi
lesquelles des suites de Bach, « le Cygne » de Saint-Saëns et la «
suite pour violoncelle seul » de Georges-Robert Vallée.
Vous trouverez ci-dessous une de ses brillantes interprétations.
Adrien Frasse-Sombet nous a été présenté par son agent, Michel
Faussurier, et ils ont été tous deux interviewés par notre ami Jean
Mandelbaum.
Enfin la dernière intervention du séminaire Melcion, Chassagne & Cie 2008 a été faite par Anneliese Graschy, spécialiste de l'Asie, sur le thème : "Notre futur Asiatique. Un nouvel ordre mondial économique ?".
Vous trouverez ci-dessous un extrait de son intervention ainsi que ses supports de présentation aux formats Word et Powerpoint.
Mercredi 27 août dernier, à l'université d'été du Medef, dans le cadre d'une conférence sur le private equity, les hedge funds et les fonds souverains, j'ai eu l'occasion de poser la question suivante :
"Pourquoi, lorsqu'on parle de ressources financières longues pour l'entreprise, évoque-t-on uniquement le capital ?"
En effet, le marché obligataire (l'obligation est un emprunt généralement à moyen terme, assorti d'un taux d'intérêt, dont le principal est remboursable à l'échéance) s'est fermé aux entreprises moyennes dans les années 1980.
Pourtant, il s'agit d'une ressource non-dilutive pour l'actionnaire, et moins chère que l'equity !
De nombreux facteurs ont probablement concourus à cette disparition : création du cartel bancaire, faillites des groupements obligataires, import du private equity sur nos rivages, incompréhension des mécanismes du capitalisme par les entrepreneurs... ce serait trop long de les détailler ici.
En fait, ce qui m'intéresse c'est d'aider à réintermédier le financement d'entreprise et le marché obligataire. Il est temps de se mobiliser sur ce thème, à l'heure où les banques se retrouvent contraintes d'alléger leur participation aux projets des entrepreneurs.
Nous en reparlerons donc certainement ici, et dans d'autres lieux. Après tout, les chaudes félicitations des entrepreneurs présents dans la salle - dont certains avaient bénéficié de financements de ce type - sont un rappel de plus que la cause doit être juste...
Patrick
PS : n'hésitez pas à contribuer / me contacter : toutes les pistes sont les bienvenues !
M. Jérôme Bouteiller, journaliste au sein de neteco.com, nous a fait le plaisir de relayer notre séminaire de rentrée au sein de son média on line. Son article est accessible ici.
JP Betbeze et Ch. Saint
Étienne ont lancé il y a quelques années en France, le concept des
"Gazelles" importé des Etats-Unis. Au départ, il s'agissait d'une
analyse sur le retard français en matière de création d'entreprises. Leur
conclusion mettait en avant le manque de gazelles. Il s'agit de ces entreprises
à forte croissance de ventes et d'emplois. Alors que la France ne manque pas de
création d'entreprises, elle voit une absence cruelle d'entreprise dépassant la
barre des 30 salariés. Quant au cap des 70 salariés, il semble être comparable
à celui de Bonne Espérance pour les Portugais (très, très difficile à
franchir).
Les hypothèses de ce travail mettaient en avant la
sous-rentabilité de ces gazelles par rapport à leur homologue européenne (61%
de la rentabilité de leurs voisins allemands et britanniques), et
l'environnement juridique, social et fiscal peu favorable. S'ils l'évoquent,
ils n'ont pas développé un facteur essentiel : le rôle des banques.
Il nous semble qu'il est d'une influence primordiale. En effet,
les banques françaises, dans un bel ensemble, ont tués une grande partie des
gazelles se présentant à elle. Elles n'en sont, bien entendu, pas conscientes,
mais le système est en cause.
Les banques françaises ont éliminé toute concurrence par
concentrations successives (le nombre de sociétés financières a été divisé par
deux durant les années 1990). Le tout, sur un marché mis à l'abri par une
barrière à l'entrée datant de Vichy. Le résultat principal de ces actions est
une incroyable homogénéité des acteurs.
Les 6 grands groupes bancaires recrutent le même type de profil,
ont la même organisation et les mêmes circuits de décision.
Quel rapport avec les
entrepreneurs et les gazelles ?
Plaçons-nous dans la situation d'un dirigeant de centre d'affaires
d'une banque classique. Il voit arriver une de ces gazelles. Contrairement à
ses attentes, elle n'a pas de capitaux risqueurs, elle ne fait pas de haute
technologie, ... Il ne sait pas vraiment qu'il a en face de lui une
gazelle.
Par
contre, il en est fier. Son client a une jolie croissance, passant de mettons 5
à 15 M€ de CA. Certes, c'est un client un peu exigeant mais au moins il a une
occasion de mettre en pratique ce qu'il a pu apprendre sur les bancs de l'école
: financement export, couverture de change, crédit d'investissement, ...
Le souci vient du fait que cette croissance ne va pas s'arrêter là
! La gazelle continue ! Elle va passer de 15 à 50 M€. Et l'inquiétude du responsable
du compte va suivre cette progression. Ses collègues vont lui expliquer les
risques qu'il prend à financer une structure d'apparence aussi instable.
Pourquoi
cette instabilité apparente ?
Parce
que la volatilité de l'activité propre à toute entreprise semble grossir à
mesure que la croissance de l'entreprise se matérialise. La course de
l'entreprise, bien que comparable en terme de volatilité, va apparaître plus
perturbée du fait des montants en jeu : là où le compte en banque variait de
-25 à +50k€, elle va varier de -250 à 500k€ puis de -2.5 à 5 M€.En relatif c'est
mieux mais en absolu, ça fait peur. Surtout que l'entrepreneur va essayer
d'améliorer ces chiffres (en suivant de plus près ses comptes clients par
exemple) et va de ce fait élargir la fourchette.
Les lecteurs de W. Edward Deming connaissent bien ce problème.
Pour notre banquier, Il va
falloir trouver un moyen d'éliminer ce risque de carrière. La belle histoire du
client qui nous met en avant devient le cauchemar de la casserole qui va nous
suivre le reste de notre carrière. Il faut agir !
Là, commence la pression pour plus de fonds propres. Inutile
mais le banquier est rassuré. Comme la mère qui trouverait son fils athlète
trop maigre, la banque cherche à faire prendre du gras à l'entreprise (les
fonds propres). Hélas la croissance est telle que les renforcements sont vite
couverts par les nouveaux besoins : le gras est vite transformé en muscle par
la gazelle toujours bondissante et aux aguets. Avec éventuellement quelques mauvaises
habitudes en prime, comme l'envie d'une partie de l'esprit de la gazelle de
revenir vers tout ce qui ressemble à un humain ("ils nourrissent si
bien").
Face à l'échec de cette solution, il faut refiler le mistigri à
quelqu'un d'autre dans la banque.
Hélas,
il n'y a pas d'agence "Gazelles" à qui repasser le bébé. Le centre
d'affaires qui gère les grands comptes ne prends pas les entreprises de moins
de 500 M€ de CA. Reste une solution simple : les "affaires spéciales"
!
Ce que les banques appellent les "affaires spéciales"
sont les équipes chargées de gérer les dossiers d'entreprises en difficultés.
Il s'agit d'équipes qui ne peuvent que « gagner ». Les dossiers sont
provisionnés. La banque considèrent les sommes prêtées comme perdues. Chaque
euro récupéré est un profit à leur crédit. De là à imaginer qu'ils vont être
compétent pour aider les gazelles à survivre voire à progresser ...
Certes, il faut que l'entreprise montre des signes de difficulté
pour qu'elle aille chez ces collègues si destructeurs mais quand on veut se
débarrasser du chien ... Et pour notre banquier la solution est parfaite : il
est jugé très avisé d'avoir envoyé aux "affaires spéciales" une
entreprise deux ans avant sa mort. Voilà ce que les anglo-saxons appellent une
prophétie auto-réalisatrice non ?
On
voit donc la mécanique infernale. Un banquier spécialisé en gazelle saurait
vite que les clients qu'il gère sont simplement différents et non pas plus
risqués. Il saurait monter les financements et les services particuliers pour
ces structures.
Quelles solutions ?
La
première solution est dans la constitution d'agences bancaires spécialisées au
sein de chacun des 6 groupes de l'oligopole.
Les
observateurs doutent de la capacité de ces monstres à laisser subsister de
telles structures : la politique est telle que seule une agence sous la
responsabilité directe du dirigeant de la banque peut survivre.
La
seconde solution est d'espérer l'arrivée d'une concurrence étrangère. Hélas,
les pays qui n'ont pas agit comme la France ont des banques qui ont
suffisamment à faire chez eux. Les autres ont des grands groupes bancaires qui
n'ont pas l'envie ou le besoin perçu de faire preuve d'innovation marketing.
Ces derniers débarquent en France pour faire pareil mais "en mieux" !
Reste
une dernière solution : rouvrir les barrières à l'entrée ! Supprimer la
réglementation vichyste qui empêche le libre établissement d'une banque !
Permettre à des familles qui connaissent bien l'entreprise et la croissance de
devenir les préteurs et les prestataires des "gazelles" !
Difficile
à admettre pour les autorités qui s'obstinent à penser que la concentration
facilite le contrôle en dépit du Crédit Lyonnais ou de Kerviel. Mais elles vont
finir par revenir à la rationalité à moins que l'Europe ne les y oblige.